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Février 2005 - Lettre d’infos n° 2 - La santé de notre compagnon en hiver Avec la Chandeleur, reviens le temps de la lumière ... et des crèpes, mais aussi de la vermifugation de nos chevaux. Celle-ci vise à éliminer les hôtes indésirables du tube digestif des équidés, parasites qui ont échappé à la vermifugation de la Toussaint ou qui y sont arrivés plus tard (les gastrophiles, larves issues des petits oeufs jaunes de l’été collés aux poils de l’encolure et des membres, les ascaris dont les oeufs se conservent bien sur les parois des écuries et les petits strongles, vers redoutables dont les larves s’incrustent dans la paroi intestinale. Quelle molécule utiliser? Dans la gamme allopathique, nous choisirons une avermectine ou une milbémycine qui sont actives sur les trois familles en présence. Pour les noms commerciaux, demandez à votre vétérinaire traitant qu’il vous les renseigne ou qu’il vous délivre le produit. Nous parlerons de traitements non allopathiques dans la prochaine lettre d’infos. Si votre protégé a une fourrure épaisse, il n’est pas à l’abri d’une invasion de parasites cutanés fort désagréables et très prolifiques: les poux . Ils sont visibles à l’oeil nu, mesurent environ 2mm sur 1mm, sont bruns et mobiles. Ils aiment la chaleur et ne se plaisent que sous une bonne épaisseur de poils. Leur présence provoque des grattages intenses de l’encolure et des mordillements de la région du thorax où l’on retrouve des poils agglutinés par la salive du parasité. On les élimine par 2 lavages espacé d’une semaine, avec une solution de la molécule Phoxime, peu toxique et très efficace. Bien sûr, la tonte, quand elle est possible, permet de mieux traiter et d’éviter les récidives. Le bonheur est dans le pré, c’est bien connu, même en hiver! Néanmoins, nous devons être attentifs à certains autres problèmes cutanés générés par l’humidité du sol et la station dans des zones plus ou moins boueuses. Il s’agit de la “gale de boue” et des crevasses du paturon. La “gale de boue”, ainsi dénommée par les anciens parce qu’elle forme des croûtes comme dans la gale parasitaire, est en fait une folliculite, inflammation du bulbe pileux par asphyxie lors de présence prolongée de poussière agglomérée, ou carrément de boue, sur la peau du bas des membres. Cette inflammation crée le lit d’une infection par diffénts germes latents ou par un agent infectieux spécialisé du derme, le Dermatophylus Congolensis qui provoque des lésions typiques circulaires avec chute des poils prisonniers d’une croûte, par petites zones rondes, laissant une peau nue légèrement suintante. On appelle maintenant cette maladie la Dermatophylose. Traitement par lavages journaliers avec un désinfectant non irritant et injections d’antibiotiques pendant 5 à 10 jours selon la gravité et l’étendue des lésions. Le prévention de ce problème réside dans le maintien du cheval, sur un parcours sec ou de lui brosser régulièrement le bas des membres avec un bouchon pour assurer la respiration cutanée de ces régions. Quant aux crevasses du paturons, la cause première de leur apparition est aussi l’humidité permanente du sol. L’agent favorisant est le plus souvent, une irritation mécanique (petites blessures méconnues lors de sorties dans la nature ou dans le pré lui-même). La crevasse est une infection de la peau dans le pli du paturon qui provoque un gonflement puis une fissure horizontale et un suintement qui crée des croûtes en séchant. Le traitement est local avec application, après nettoyage au désinfectant non irritant (hibitane dilué), d’un onguent gras anti infectieux (antibiotique ou phyto). Le repos absolu est indispensable (1 à 2 semaines) au sec évidemment. La prévention passe par l’évitement des sols agressifs (ronces, pierres coupantes, remblai...), l’inspection de l’état de la région de retour d’une balade ou quotidiennement si l’environnement de vie du cheval est suspect. Le choix d’un parcours sec est évidemment avantageux, si on a le choix! Une dernière attention pour votre compagnon ira, en ces temps de moindre travail, vers ses sabots qui mériteraient peut-être une cure de fortifiant avant d’aborder la reprise de l’entraînement ou des sorties régulières. Le soufre fait partie de cet arsenal, soit sous forme d’élément simple soit par la supplémentation en méthionine. La biotine (cure de 3 à 6 mois) améliore la qualité de la corne, sans en augmenter la croissance. Enfin, une alimentation contenant un bon équilibre de minéraux, vitamines et autres éléments vitaux favorisera évidemment la bonne santé du sabot. A bientôt. |