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Avril 2005 - Lettre d’infos n°4 - La faune ailée avide de se repaître de nos compagnons...
En avril, ne te découvre pas d’un fil! Néanmoins, la nature voit tous ses processus saisonniers se déclencher par
l’allongement des journées et leur réchauffement progressif. Bientôt, lors de nos sorties printannières, serons-nous de nouveau confrontés aux différents insectes qui fondent sur nous dès que la gent chevaline se déplace
hors du box et parfois même à l’intérieur de celui-ci!
Je vous parlerai essentiellement des insectes ailés, à savoir les Diptères (1 paire d’ailes) et les
Hyménoptères (2 paires d’ailes)
Diptères
- Culicidés (moustiques):
femelles hématophages, piquent le soir et la nuit, transmettent au cheval des maladies infectieuses (filariose)
- Psychodidés: nocturnes, silencieux,
piqure douloureuse par les femelles, évolutions des larves dans les détritus
- Chironomidés: femelles hématophages, larves aquatiques ou vivant dans le bois pourri
- Culicoïdes: activité crépusculaire et nocturne, activité maximale vers 24°C, arrêt de
vol vers 15-18°C, transmettent une filaire au cheval, et dans les régions infectées, la peste équine, sont responsables d’une allergie cutanée, la “gale d’été”
- Simulidés: petits moucherons au dos bombé, femelles hématophages, larves aquatiques (eaux claires), attaquent bêtes et gens en colonies très nombreuses
- Simulie: activité diurne, pique les chevaux aux oreilles, à l’intérieur des cuisses,
bouton et perte de poils aux endroits des piqures
- Tabanidés (taons): femelles hématophages, piqure douloureuse
- Tabanus automnalis: thorax rayé en long de 4 bandes, pas de transmission de germes
- Chrysops: pique les chevaux autour des yeux en provoquant parfois une conjonctivite
intense, transmet la trypanosomiase en Amérique du Sud
- Hippoboscidés: pique les chevaux sous
la queue, à la face interne des cuisses, avec acharnement
- Muscidés: mouches piqueuses ou non-piqueuses
- Stomoxynés: piqueuses, trompe saillante, non rétractile
- Stomoxys calcitrans: se pose sur les murs tête en haut, larve dans le fumier, les
crottins, hôte intermédiaire de Habronema, ver nématode du cheval
- Muscinés (non piqueuses, sucent
les humeurs des chevaux, larmes, sueur... Transportent beaucoup de germes, hôte intermédiaire de Habronema.
- Gastérophilidés: les larves vivent dans l’estomac des chevaux
- Gasterophilus intestinalis: oeuf blanc fixé sur les poils des membres antérieurs du
cheval, la larve passe dans la bouche et migre dans l’estomac jusqu’en mai. Evacuée avec le crottin, elle donnera une mouche 1 mois plus tard. Celle-ci pondra environ 600 oeufs.
- Gasterophilus haemorrhoidalis: oeuf noir, larves dans l’estomac du cheval
- Gasterophilus nasalis: oeuf blanc pondu sur la tête, larves dans le duodenum du cheval
- Oestridés: les mouches pondent sur les
chevaux, les larves sont cavicoles (se logent dans les sinus, les fosses nasales, le pharynx et le larynx)
- Rhinoestrus
- Hypoderma equi (varrons): la larve migre sous la peau et crée des nodules
Hyménoptères: ils rencontrent les chevaux fortuitement et pourraient les piquer accidentellement
- Vespidés
- Vespula germanica: la guêpe, gourmande de votre fruit ou de votre pain garni
- Frelon: mastodonte qui vous suit au galop de votre monture (21 km/h en pointe)
- Apiidés
- Apis mellifera: son dard dentelé ne pouvant se retirer de la peau de la victime, l’abeille
se déchire l’abdomen pour se libérer et en meurt
Comment lutter contre les insectes indésirables?
- Protéger au maximum leurs ennemis naturels (oiseaux insectivores, poissons mangeurs de larves de moustiques)
- Conserver aux chevaux leurs défenses mécaniques:
queue, toupet, crinière et ne pas les laisser seuls: à deux, ils se positionnent tête-bèche et vive la solidarité!
- La vermifugation
en novembre avec une molécule active sur les gastérophiles (moxydectine), dimnuera d’autant le nombre de mouches en été .
- Eviter d’entretenir des réservoirs d’eau stagnante
ou à faible courant (bassines d’abreuvement, mares, zones marécageuses, abords boueux des points d’eau) dont les moustiques ont besoin pour se reproduire
- Evacuer régulièrement les crottins des écuries, les composter (la chaleur tue les larves) ou asperger le fumier, à partir de juin (éclosion des oeufs de mouches), avec une solution de
sulfate de fer (20% dissout à chaud) et de formol (5%), éviter les litières humides où les larves de mouches survivent bien
- Assainir les locaux avec des répulsifs naturels
(huiles essentielles de Citronnelle de Java et de Cèdre de l’Atlantique), tendre des toiles moustiquaires devant les fenêtres, peindre les vitres en bleu clair, maintenir les écuries dans une demi-obscurité
pour garder les mouches dehors
- Poser des pièges (bandes à la glu, pyramide en treillis fin avec appât d’eau sucrée à lintérieur)
- En promenade, asperger les chevaux avec une solution répulsive
à base de roténone (ou de perméthrine) et d’huile essentielle de citronelle. La Deltaméthrine à 0,95% en application sur le dos le soir, tous les 15 jours, est souvent efficace.
- Un bonnet
cache-oreille en résille ou un frontal à franges peuvent les aider à protéger leur tête. Au pré, la couverture en filet peut limiter les contacts avec les insectes.
Enfin, ne vous oubliez pas! Couvrez-vous la tête lors de vos sorties (aussi pour protéger votre crâne!) Aspergez-vous les parties nues du corps avec un répulsif non irritant (Autan Bayer, No-Pic...).
De cette façon vous ne récolterez pas les insectes dont votre monture n’a pas voulu...
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